Sanofi règle la cadence sur eSCM

C’est une tendance : les contrats de prestations de services sont de plus en plus volumineux, aussi bien en nombre de consultants qu’en montants.Or, si les aspects techniques et organisationnels de la phase de transition sont en général bien anticipés, il n’en va pas de même pour la phase de production et d’exploitation. Se projeter au-delà de la transformation d’une situation est un exercice plus complexe car situé à une échéance plus lointaine.
Fort de ces constats, un besoin de rationalisation s’impose. eSCM apporte des réponses sur la gestion des prestations et des relations avec les fournisseurs dans la durée.
Une dimension stratégique
Avant, c’était simple: un prestataire, un contrat. Maintenant, les prestations de service sont regroupées au sein de catalogues. Le cycle de vie des prestations va de la phase de conception à celle de décommissionnement, en passant par l'exploitation et les opérations. Les engagements sont de longues durées et les partenaires se situent dans des zones géographiques de plus en plus éloignées (Maghreb, Inde, etc.).
Cette industrialisation des services et leur éloignement rend le suivi et le pilotage des prestations plus complexes. Or une mauvaise exploitation peut annuler l’intérêt économique et stratégique à l’origine de l’élaboration de ces gros contrats d’externalisation.
Le rôle d’eSCM
Dans ce contexte, il est nécessaire de mettre en place au préalable une stratégie de sourcing. Il faut commencer par déterminer ce qui peut être externalisé et ce qui doit rester en interne, puis formaliser l’ensemble des prestations pour procéder à des regroupements. L’application des pratiques de sourcing eSCM permet d’accompagner cette approche.
A l’issue de cette démarche, pour faciliter la transforma
Le modèle est adapté à chaque contexte d’appel d’offre. Il permet notamment aux chefs de projet de mieux baliser la phase de production des prestations. En outre il nourrit une réflexion commune aux achats et aux SI sur l’exploitation optimum du contrat dans la durée.
Perspectives
Le rôle d’eSCM a été fondamental. Le référentiel contribue à l’amélioration de la qualité des prestations, par une meilleure évaluation du suivi. Les projets d’externalisation s’inscrivent alors dans un cycle de vie, pris en charge par le modèle de bout en bout. Les prestataires doivent positionner leur future contribution au regard des aspects économiques, de gouvernance, de leur capacité à contribuer à l’innovation, de l’organisation, etc. Ce en amont de la signature des contrats.
eSCM renforce les relations entre Sanofi-Aventis et ses prestataires. Mieux anticipées, elles sont plus fluides. L’application du modèle évite l’endormissement des prestataires au fil du temps et la chute de productivité des contrats. La démarche portant ses fruits, elle a été proposée aux autres familles d’achats. Sanofi-Aventis pourra s’appuyer notamment sur les travaux de l’Ae‐SCM, qui développe actuellement des templates sur cette thématique.
Article réalisé par Christine Berge.
















