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BNP-Paribas adopte eSCM

Par Patricia Wolff-Peron, Responsable du Services Partagés et Sourcing, pour le département ITGS de BNP Paribas.

Patricia Wolff-PeronExperte en certifications (ISO 9001, ISO 20000, CMMi) et en meilleures pratiques (ITIL, Six Sigma), la BNP prend désormais le chemin d’eSCM.

Quels sont les apports de ce référentiel ? Comment se combine t-il avec les référentiels déjà en place ?

 

 

 

La réponse à un besoin

Comme toute grande entreprise, la BNP doit contrôler la qualité des prestations de ses fournisseurs externes. Car toute démarche de sourcing présente des risques. Les exemples de défaillances sont abondants.

Dans ce contexte, la BNP adopte eSCM depuis l’an dernier. Certes, l’externalisation des services informatiques n’est pas un phénomène récent. Il date en effet des années 60. Toutefois, il a fallu attendre les années 90 pour assister à des projets massifs de sourcing, concernant des services informatiques critiques.

La BNP n’échappe pas à la règle : alors qu’elle confie à des prestataires externes la gestion de services critiques, elle doit assurer le contrôle, la fiabilité, la continuité et les possibilités d’évolution des prestataires.

 

L’apport d’eSCM

La mise en oeuvre d’SCM s’est déroulée sur le périmètre des études et du développement de l’informatique professionnelles, associée aux  les fonctions corporate (RH, logistique, etc.). 800 intervenants sont concernés. Et deux personnes travaillent à plein temps sur ce projet.

La mise en oeuvre est récente, car elle ne

date que de 2009. Toutefois, notons que peu d’entreprises en France disposent d’un retour d’expérience sur eSCM (ndlr).

eSCM a beaucoup apporté pour structurer la démarche de sourcing, puis pour élaborer la stratégie de déploiement des politiques d’externalisation. Le référentiel a séduit par son aspect structurant. Il a été utilisé comme une sorte de check list, permettant de retenir un certain nombre d’éléments, puis de pointer systématiquement les points essentiels.

 

En cours

Pour l’heure, la BNP s’est concentrée sur les pratiques de démarrage et d'analyse, ainsi que les pratiques permanentes de gouvernance, dans le cadre d’une stratégie de sourcing. eSCM a permis de structurer la méthodologie de ces axes de travail, notamment en définissant la stratégie de gouvernance, et en favorisant la mise en place d’indicateurs.

Ainsi, au quotidien, eSCM apporte de la crédibilité. Le référentiel est utilisé pour les analyses de maturité, ainsi que pour de l’audit et du contrôle.

Cette démarche a notamment révélé les sujets sur lesquels l’opérationnel était le plus plus performant, tout en identifiant les axes de travail et les profils de postes associés (chef de projet, responsable de patrimoine, etc.).

 

Perspectives

En 2010, la BNP se concentre sur les pratiques permanentes et la conduite du changement. Rappelons la dimension humaine de ces projets !

Parallèlement, l’accent est mis sur l’aspect de contractualisation. Le tout s’inscrit dans une démarche d’harmonisation d’eSCM au sein de toute l’organisation, en adéquation avec les référentiels et pratiques existantes.

Le cap est mis sur 2011, date à laquelle les pratiques seront toutes mises en oeuvre, alignés sur les axes de travail.

 

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