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Dirigeants : Transformation Numérique, aspects sociologiques

Présentation de Pierre FORTHOMME, coach de cadres dirigeants 93% ont trouvé cette présentation intéressante

 

Le dirigeant est la nouvelle reine des fourmis, chargé de construire les conditions de la réussite de la transformation.

 

Pierre Forthomme, du cabinet Forthomme Partners, nous livre sa vision du nouveau rôle du dirigeant, à l’heure où la transformation numérique rebat les cartes en matière de leadership.

Voir l'infographie.

 En sa qualité de coach, Pierre Forthomme accompagne chaque jour des dirigeants de grandes entreprises pour les aider à atteindre les objectifs qu’ils ont définis. Avec la transformation numérique, il a vu les points d’appui classiques du leadership se fragiliser. La complexité, l’incertitude et la disruption ont changé la donne : le dirigeant, face à l’évolution toujours plus rapide de son environnement, de son marché et des technologies, ne peut plus maitriser l’intégralité des informations, et ne peut plus concentrer toutes les décisions.

 

Pierre FORTHOMME

Le vieux médecin de famille est devenu un marabout

 Or, face à la transformation numérique, tout le monde est tenté de se tourner vers le dirigeant, ce «commandant en chef» capable de prendre les décisions. Et ce, encore plus qu’avant. Le dirigeant ne dispose plus des mêmes moyens pour tenir ce rôle à l’identique. Désormais il ne peut plus être celui qui décide mais celui qui organise la décision.

 

Le « commandant en chef » est en passe de devenir « l’architecte en chef », garant de la cohérence de l’organisation

 Pour mieux comprendre ce nouveau rôle, prenons l’exemple d’une fourmilière au sein de laquelle les fourmis s’organisent d’elles-mêmes, de façon non concertée et sans intervention de la reine des fourmis, dont le rôle principal est de donner l’ADN de la colonie. C’est le principe de l’intelligence distribuée - ou « swarm intelligence (*)» - telle que la définit Pierre Forthomme : « l’intelligence distribuée désigne l’apparition
de phénomènes cohérents à l’échelle d’une population dont les individus agissent selon
des règles simples. L’interaction locale entre actions individuelles simples
permet l’émergence de comportements collectifs cohérents alors que les individus se comportent à leur échelle indépendamment de toute règle globale. » Véritable source d’inspiration pour les dirigeants d’aujourd’hui, ce type d’organisation fait apparaître une forme de cohérence sans que celle-ci ne soit impulsée par un « pouvoir central ».

 Le dirigeant devient le garant de cette cohérence qui n’est ni inscrite au niveau de l’individu, ni le résultat de « décisions communes », ni encore commandée par une intelligence « centrale ».

 Comme la reine des fourmis, il donne l’ADN à son entreprise, y définit des valeurs et des règles de fonctionnement qui permettent à l’ensemble des collaborateurs d’atteindre un objectif et d’assurer le développement de l’organisation.

 

Feedback et « meta-règles » sont les deux outils clés de la nouvelle reine des fourmis.

 Pour le dirigeant, cela passe par deux outils indispensables à la réussite de l’orchestration de l’intelligence distribuée : le feedback et les « méta règles ». Le dirigeant va nourrir et faire grandir des modes de régulations décentralisés, horizontaux et « vivants », en s’appuyant sur un feedback horizontal, vivant et décentralisé.

 Chez les fourmis, ce sont les phéromones qui jouent ce rôle. Dans le cadre du leadership, le feedback devient un mode de régulation essentiel dans la gestion des décisions. Ainsi, certaines entreprises comme General Electrics, ont remplacé l’entretien annuel d’évaluation, considéré comme trop centré sur les rapports hiérarchiques, par des suivis réguliers en mode 360°. Le feedback permet alors de faire disparaitre les rapports de pouvoir dans l’organisation et de réajuster la trajectoire de façon régulière et agile.

 En parallèle, le dirigeant doit aussi veiller à établir et incarner avec soin les « méta règles » qui orientent les interactions locales
et permettent
l ’émergence du projet désiré. Il n’impose plus la culture, il met en place un cadre pour que les acteurs locaux prennent des décisions sans que les règles n’expliquent comment faire. C’est typiquement le mode de leadership choisi par le dirigeant de Netflix. Il ne s’agit plus pour le dirigeant de prendre des décisions mais de créer les conditions pour que les décisions prises au niveau local soient adaptées et cohérentes.

 

Le dirigeant devient celui qui incarne les règles de l’intelligence collective.

 Contrairement aux animaux, l’être humain a la capacité d’intégrer de la flexibilité dans son mode d’organisation. Le dirigeant peut ainsi dessiner les conditions d’une intelligence non plus distribuée mais collective, pour créer de la valeur. Une approche applicable également pour les relations avec les prestataires externes pour lesquelles il devient possible de créer un espace de coopération et de co-innovation où la gestion du sourcing relève plus de la coaction et de l’interaction que de l’action en elle-même.

 

Ce qu’il faut retenir

 

·         Le rôle du dirigeant évolue du rôle de commandant en chef à celui d’architecte en chef

·         Il définit les conditions de l’intelligence distribuée et est garant de la cohérence

·         Il s’appuie sur deux outils fondamentaux : le feedback et les méta règles

·         Il crée les conditions de réussite pour organiser l’intelligence collective

  

(*) Swarm intelligence pour intelligence d’un essaim (d’abeilles).

 

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